Portraits d’anciens

Corentin BOYER, Major de Promo (FA21 Mécanique Option Maintenance)

Interview

Peux-tu nous expliquer ton parcours ?

Après un BAC S, je me suis orienté vers l’Armée de Terre de 2011 à 2016. J’ai ensuite effectué une année de formation en tant que technicien supérieur en maintenance industrielle et enchainé avec une licence professionnelle « Management, Maintenance et Exploitation des Installations Industrielles ». Enfin, j’ai intégré le cursus « Ingénieur Mécanique Option Maintenance » de l’ITII Picardie. En alternance depuis septembre 2017, j’ai travaillé pendant un an à HOWMET AEROSPACE, dans le Calvados, puis 3 ans chez SAVERGLASS, dans l’Oise.

Quel est ton ressenti sur ta formation à l’ITII ?

Enrichissante, la formation a toutefois représenté un vrai challenge dans ma reconversion professionnelle qui se concrétise par l’obtention de mon diplôme en tant que major de promotion et avec les félicitations du jury. J’ai travaillé très fort pendant toutes ces années pour donner le meilleur de moi-même et en apprendre le plus possible. Je prends ces résultats comme une véritable récompense de mon investissement.

Quelles sont les évolutions de carrières possibles ?

Cette formation dite « généraliste » a l’avantage de rendre les apprentis polyvalents et d’envisager d’assurer des fonctions en production, en maintenance ou encore en qualité. Je souhaite approfondir mes connaissances dans ces fonctions et vise des responsabilités managériales.

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Grégory Dubois, Major de Promo (Formation Continue)

Interview

Quel est ton parcours ?

Après un BTS, j’ai été embauché au Bureau d’études chez GOSS International à la fin de mon apprentissage. J’ai quitté la société pour intégrer Montupet en tant que technicien Bureau d’études fonderie. Par la suite, j’ai intégré le service Industrialisation, en charge de concevoir et d’installer des interfaces produits et machines dans les usines du groupe à l’international.

Pourquoi cette démarche ?

Après 15 ans de carrière en tant que technicien, et malgré une forte implication et la réussite des différents projets, je n’évoluais pas. Le diplôme d’ingénieur était pour moi un vieux rêve, une frustration de n’avoir pas poursuivi les études. L’élément déclencheur a été l’intégration d’un de mes collègues à l’ITII. J’ai assisté à sa réussite et à son évolution dans la société suite à l’obtention de son diplôme.

Qu’as-tu pensé de cette formation ?

Le contenu est très en phase avec les besoins d’un ingénieur industriel. Les modules s’enchainent assez facilement grâce au petit effectif et à la qualité des intervenants. Beaucoup de partage et d’entraide entre les apprenants, travail collaboratif et une bonne ambiance générale.

Quelles ont été les difficultés rencontrées ?

Le vrai challenge a été d’intégrer la formation à ma vie personnelle. J’ai 3 enfants scolarisés et donc une vie de famille qui demande donc une organisation optimale. J’ai été soutenu dans cette démarche par toute ma famille et ça s’est bien passé.

La plus grosse charge de travail est la préparation du mémoire et de sa soutenance.

Et après ?

Je me vois confier depuis 2 ans des projets plus conséquents. J’ai de plus en plus de fonctions autres que techniques (finances, projets, formation). Je suis souvent invité à présenter mes projets à la direction. Je vais évoluer prochainement vers le statut de cadre ce qui était mon objectif avec l’obtention de mon diplôme. D’ici quelques années j’aimerais devenir chef de projet ou de service et manager une équipe.

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Ludovic VAUTHIER (FA17 mécanique option production) est responsable business chez REVIMA. Il est également ancien président de l’AEI ITII et créateur avec sa promotion du gala.

Interview…

Parle-nous de ton parcours à l’ITII,

J’étais en FA17 en mécanique production. J’ai fait mon alternance au sein de l’entreprise AUTOLIV, dans le secteur de l’automobile. J’ai été président de l’association AEI ITII pendant deux années. Nous avons été, avec ma promotion, les précurseurs du gala de l’école. Nous avons également participé pour la première fois aux Ovalies. La promotion était très soudée, il y avait beaucoup d’entraide dans les moments difficiles.

Quelles sont les moments forts de tes années de l’ITII ?

Tout d’abord, l’Australie. Nous sommes partis deux mois et demi. C’est le souvenir qui reste le plus encré. Ensuite, le gala était une très bonne expérience. Nous avons pu travailler en petits groupes sur ce projet. Globalement, ce sont les études de cas et le travail en équipe que j’ai préféré lors de mes années d’études à l’ITII.

Tu as commencé ta carrière dans l’amélioration continue. Peux-tu nous dire en quoi cela consiste ?

C’est « s’améliorer de jour en jour ». L’objectif est d’être à la recherche constante de la perfection, et d’avancer au fur et à mesure. Cela passe par la résolution de problème. C’est également du coaching auprès du personnel pour partager les bonnes pratiques.

Après l’ITII, comment ta carrière a-t-elle évoluée au fil des années ?

En sortant de l’ITII, mon premier poste était responsable d’affaires. J’ai eu ensuite une opportunité en entreprise qui m’a permis de m’orienter vers le management et j’ai saisi l’occasion !

Mon premier choix c’est l’entreprise. J’ai préféré en choisir une à taille « humaine », ce qui m’a permis d’évoluer. Et ensuite, ce sont les opportunités qu’il faut savoir saisir. J’ai toujours montré mes capacités et mon envie à manager et on m’a laissé ma chance, très tôt. Mais avant, on est obligé de passer par des postes de terrain pour apprendre son métier et être crédible auprès des équipes.

Dans mon entreprise actuelle, on est plusieurs ingénieurs issus de diverses écoles, on est tous sur le même état d’esprit. C’est plus facile dans la prise de décisions et pour faire avancer les projets.

Quels seraient tes conseils pour un jeune qui souhaite intégrer l’ITII?

Il faut être volontaire et avoir un esprit ouvert face au monde qui nous entoure. Ne pas lâcher l’objectif que l’on souhaite atteindre, c’est important.

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Waly DIOP (FA23 option mécanique) est inspecteur chez EDF. Il oeuvre quotidiennement à la sécurité et au bon fonctionnement de la centrale nucléaire de Chooz.

Portrait d’un Alumni !

Parlez-nous de votre parcours 

Je suis originaire du Sénégal où j’ai obtenu mon Baccalauréat Scientifique mention bien. Grâce à cela, j’ai décroché une bourse d’état pour étudier à l’étranger, et j’ai choisi la France. Après, un DUT Génie Industriel à l’Université Paris 13ème Sorbonne. J’intègre ensuite l’ITII en 2013 pour préparer le diplôme d’Ingénieur Génie Mécanique option maintenance en alternance. J’ai effectué mon apprentissage dans l’entreprise TEREOS située à Origny-Sainte-Benoite.

Comment se sont passées vos années à l’ITII?

J’ai toujours été studieux. Je me considère comme chanceux d’avoir pu faire autant d’études et dans de si bonnes conditions. Pendant mes années passée à l’ l’ITII, un cours m’a beaucoup marqué : L’éthique de l’ingénieur avec Monsieur Loiseau. J’ai pu apprécier les différents formateurs. Je me souviens, qu’avec mes camarades on se réunissait le soir pour s’aider et réviser nos cours. Il y avait beaucoup d’entraide dans ma promotion. Et c’est pour cela, que je suis toujours en contact avec eux.

Pouvez-vous nous parler de votre travail chez EDF?

En 2016, j’ai rejoint l’équipe EDF à la centrale nucléaire de Chooz. Dès mon arrivée, j’ai suivi plusieurs formations pour devenir inspecteur niveau 1 obtenant les félicitations du jury. En 2018, je deviens inspecteur niveau 2. Je veille quotidiennement au contrôle des équipements nucléaires. Dans mon travail, je pratique chaque jour la métallurgie, la soudure et je me dois de connaitre parfaitement le fonctionnement de la centrale nucléaire pour détecter rapidement toute panne existante.

Quels seraient vos conseils pour un jeune qui souhaite intégrer l’ITII?

Profitez de ces trois années, elles sont riches d’apprentissage et c’est là que vous allez acquérir vos bases. Rendez-vous compte à quel point vous êtes chanceux d’avoir une formation de qualité. Vous pourrez compter sur le réseau des Alumnis pour vous épauler.

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Thierry Masse ( FA01 ) est le nouveau directeur général du site Stelia Aérospace de Méaulte, il nous explique ses projets et son idée de l’usine du futur.

En route vers l’industrie du futur : une usine moderne, des lignes cadencées, une première dans l’aéronautique !

Diplômé ingénieur en maintenance de l’ITII Picardie en 1994, Thierry MASSE est depuis trois mois, à la tête du site Stelia Aerospace de Méaulte.
Intégré dans l’entreprise en janvier dernier sous une fonction industrielle transverse, il se penche sur les chiffres et sur le futur. Il a su mettre en avant l’avantage de son site. Construit en 1924, le site se compose de 115 000 m² de bâtiments sur 50 hectares. Méaulte est le plus conséquent des sites de Stelia et est également le seul site à fabriquer des pointes avant pour l’ensemble des Airbus.
Il est nécessaire de préciser que Stelia Aérospace est une filiale d’Airbus et travaille par ailleurs avec ATR, Bombardier et Boeing.

Thierry MASSE présente son entreprise comme usine du futur. Son pari est d’organiser une nouvelle façon de travailler : des bâtiments dédiés à chaque avion ; Ne plus diviser par zones en fonction des pièces produites mais en fonction des avions.
Le résultat de ce projet innovant : 15% de gain en productivité !

M. MASSE se concentre sur son carnet de commande et possède une visibilité sur plusieurs années : chose rare dans l’industrie de nos jours. Son objectif est d’acquérir d’autres marchés et d’autres clients.

Il termine son interview en rappelant qu’il est à la recherche de 50 personnes pour des postes liés à l’ingénierie ainsi qu’à l’encadrement.

Retrouvez l’interview de Thierry MASSE dans le Courrier Picard.

L’interview du Courrier Picard :

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Olivier Remoissonnet (directeur général de La Brosserie Française) nous explique son parcours, son entreprise et porte un message aux étudiants de l’Itii Picardie.

Fondée en 1845 et située à Beauvais, La Brosserie Française est l’unique usine de brosses à dents en France. En 2012, Olivier Remoissonnet en a repris la direction et c’est ici qu’est né le nom : « La Brosserie Française ». La difficulté principale rencontrée fut de redonner un aspect attractif à un objet du quotidien que l’on a oublié.

Un des paris fous, fut de conserver cette fabrication en France et 100 % écoresponsable. Les brosses à dents sont produites à partir de plastique recyclé, de filaments végétaux et emballées dans un packaging en carton recyclé. Cette philosophie est aussi appliquée dans la fabrication. L’usine est alimentée en énergie verte (électricité éolienne) et possède un éclairage LED ainsi qu’un chauffage fourni par le process industriel. La Brosserie Française commercialise ses produits dans des réseaux de distribution classiques ainsi que sur internet et compte près de 40 000 clients.

La promesse de différenciation de la marque réside dans la possibilité de s’abonner afin de recevoir chez soi sa brosse à dents et de renvoyer celles usagées.

Diplômé de l’ITII Picardie en 1995, en Production, Olivier a travaillé pendant 7 ans dans l’industrie automobile avant d’intégrer l’industrie de la brosserie. Il a opéré en tant que directeur logistique puis directeur industriel du site de fabrication.

Il revendique l’Itii comme une école d’ingénieur de terrain. Il souhaite que les anciens élèves continuent de faire rayonner ses vraies valeurs et démontrent que l’industrie a du sens et de l’avenir.

Une multitude de métiers sont envisageables, tant le secteur de l’industrie possède de facettes.

D’après lui, il est nécessaire de redonner le chemin et le goût de l’industrie aux jeunes.

Le mot de la fin est destiné aux étudiants. L’industrie est un domaine comprenant une multitude de métiers qui possède du sens et de l’avenir, bien loin de cette image dévalorisante et désuète. Il ne faut pas négliger ce savoir-faire ni ses propres capacités : « Tout est possible ».

L’interview en vidéo :