Interview : Hugo VAQUEZ, faire de sa passion son métier !

Interview : Hugo VAQUEZ, faire de sa passion son métier !

Depuis 2015, Hugo est en charge de la pédagogie de l’ITII Picardie et responsable des formations LEAN/Organisation industrielle et conception de PROMEO. Il assure à ce titre une présence constante auprès des élèves ingénieurs. Rencontre avec un passionné au service de ses apprentis.

Hugo, peux-tu nous décrire ton parcours avant d’intégrer l’ITII Picardie ?

Après un diplôme en physique des matériaux, j’ai intégré l’entreprise KME  (Fabricant de matériaux et alliage de cuivre). Les hasards de la vie m’ont amené à changer d’orientation professionnelle et à intégrer le monde de l’éducation où j’ai eu à m’occuper d’élèves de la maternelle au lycée : une révélation ! J’ai découvert une vraie passion pour l’enseignement mais plus largement la transmission des savoirs. La suite m’amène chez PROMEO où après avoir eu la responsabilité d’une section (BTS ATI), je m’occupe maintenant de plusieurs formations dont l’école d’ingénieur ITII Picardie.

Comment se passe les cours dans cette période de confinement ?

La période est exceptionnelle. Il a fallu une réelle capacité d’adaptation tant pour les formateurs que pour les apprentis. A l’instar de PROMEO, l’ITII est passé au 100 % formation digitale. Une transition facilitée par le fait que l’école avait anticipé la dématérialisation des cours et le travail collaboratif en faisant de l’application TEAMS un véritable outil pédagogique. Mais il aura fallu beaucoup d’échanges avec les formateurs mais aussi les apprentis pour rassurer et arriver à ce résultat positif.

Quel est ton rôle auprès des élèves et à quoi aspirent-ils actuellement ?

Eh bien le rôle d’un responsable formation s’articule autour de deux axes. Le premier est l’amélioration continue de la pédagogie. Il faut constamment adapter les enseignements aux évolutions technologiques de nos métiers mais également aux attentes de compétences des entreprises. C’est à cette condition qu’une école d’ingénieur garde son attractivité. Le deuxième axe est social. Il faut s’assurer que la relation entre le jeune et l’entreprise se passe bien. Pour cela il s’agit d’être à l’écoute de la moindre difficulté et il faut alors être médiateur pour déminer les situations délicates.

La pédagogie de l’ITII s’est profondément transformée ces dernières années, quelles en sont les grandes orientations ?

La génération actuelle est très demandeuse de manipulation. La théorie doit s’appuyer sur du concret et de la pratique des métiers. Cela implique un investissement conséquent en matériel. L’ITII et PROMEO ont investi dans un nouvel espace  de travail collaboratif dénommé Cap Lab et dans une ligne de production ultramoderne et connectée (Cap Factory). L’ITII a ainsi assuré sa transition vers l’industrie 4.0.

Nous avons également fait le choix de la pédagogie par projets. Cela fait appel à l’esprit créatif (plus d’innovation) des jeunes tout en leur permettant d’appliquer concrètement la théorie enseignée en cours. Et cela donne de beaux succès parmi lesquels la création de Wash &dry et CLIPCANN, 2 projets créés dans le cadre du module de formation dédié à l’innovation et  qui ont remporté de nombreux prix entrepreneuriat.  

Tu donnes quel conseil à un/une jeune qui souhaite rejoindre l’ITII ?

Ce que l’on privilégie lorsque l’on recrute un nouvel apprenti, c’est sa curiosité et son ouverture d’esprit. Il faut également qu’il est le goût du challenge. Une personne réticente au changement n’a pas sa place à l’ITII. Il doit également montrer de l’intérêt pour les technologies. Enfin, un jeune qui souhaite intégrer notre école peut également s’appuyer sur l’alumni, notre réseau d’anciens élèves, pour découvrir les métiers et obtenir de précieux conseils. Cela peut être également une belle source d’opportunités.